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Médiation Corporelle

Le groupe intitulé « Espaces du corps, corps dans l’espace » est né de ma rencontre avec les chercheuses en psychologie cognitive du pavillon 52 : Anne Grosselin et Jessica Sevos. Elles portaient depuis un certain temps un projet de recherche qui impliquerait une médiation corporelle dans le soin apporté aux patients schizophrènes.

En novembre 2013, lorsque j’ai commencé mon premier semestre d’internat, j’avais envie d’investir l’expérience du mouvement et du travail corporel que j’ai pu acquérir au cours de diverses formations en danse contemporaine. Ces formations m’ont amené à traverser des expériences en lien avec des pratiques telles que le yoga, la méthode Feldenkrais, la méthode Alexander, le Body Mind Centering entre autres. J’avais (et j’ai toujours) l’intuition que le corps du patient est (trop) souvent « dissocié » de ses troubles psychiques. Il me semblait important de « redonner corps » à des sensations que les patients expérimentent et que nous appelons angoisse de morcellement, hallucinations cénesthésiques etc…

J’ai donc proposé de créer un groupe thérapeutique à médiation corporelle au pavillon 52. Le processus a été long puisque ce n’est qu’en janvier 2014 que nous avons pu débuter une première session avec 5 patients schizophrènes réuni au gymnase du bâtiment de Médecine Physique et Réadaptation de l’hôpital Bellevue (avec le soutien du Professeur Giraux). Actuellement, nous entamons une deuxième session qui s’achèvera au début du mois d’août et une troisième session aura lieu sur les mois de septembre et octobre 2014.

En lien avec les travaux sur la cognition incarnée et plus particulièrement sur l’affordance que mènent Anne et Jessica, un projet d’étude est également en cours de réflexion.

Je profite de cette petite tribune sur le site de l’association pour solliciter votre contribution. En effet, les patients schizophrènes stabilisés compatibles avec ce type de médiation et prêts à s’investir dans les différentes mesures et les 8 séances proposées ne sont pas en nombre illimité au CHU de Saint Etienne. C’est pourquoi, je vous propose de me contacter si vous pensez à l’un de vos patients pour que nous puissions en parler et éventuellement l’inclure dans la future étude dont je parlais plus haut.

En vous remerciant par avance,

Emmanuel Monneron.